31.07-01.08.2012 – Karakul – Sary Tash

Ne me sentant toujours pas en grande forme, j’ai décidé après le petit déjeuné de rester un jour de plus à Karakul pour me reposer. Le couple suisse rencontré hier (Luc et Valéryne, www.avelo.info) est là pour le repas de midi. Nous mangeons ensemble. Ils comptent partir après manger. Une voiture militaire arrive avec la plupart des cyclistes rencontrés hier. L’officier nous explique que la frontière sera fermée ce soir à minuit et que nous devons avoir quitter le pays avant cette heure. Il y a un peu plus de 50 km, nous devrions y arriver. Nous partons ensemble. Un vent fort se lève dans le premier col, nous devons pousser les vélos sur les derniers 200 m. La descente n’est pas mieux. D’un seul coup, la route s’arrête, un pont a été emmené par le torrent lors de la fonte des neiges… Nous devons traverse à pied. Autant dire que j’étais content de ne pas être seul… Nous ne pourrons plus passer la frontière aujourd’hui. Nous cherchons un endroit pour camper où les militaires ne pourront pas nous trouver. Nous ne croyons pas qu’il ne nous laissent pas sortir demain. Nous campons dans ce qui ressemble à un immense lit de rivière asséché, paysage lunaire. Le lendemain ce n’est pas mieux. Il y a toujours du vent et la route est défoncée jusqu’à la frontière. Arrivés à la frontière, pas de problème, on nous laisse sortir sans poser de question. Nous apprendrons juste qu’ils ne laissent plus rentrer personne. Nous passons le dernier col à plus de 4000 m qui marque la frontière avec le Kyrgystan. De l’autre cote, tout change, tout est plus vert. Le passage de la frontière se passera aussi sans problème. Un officier sensé contrôler nos affaires discute avec nous, nous chante du Joe Dassin, nous demande si on a de la drogue. Non. Bienvenue au Kyrgystan. De la frontière jusqu’à Sary Tash, la route descend tout le temps. Le vent nous donne une autre impression. On arrivera à Sary Tash complètement crevé.

Still not feeling in great form, I decided after breakfast to stay one more day in Karakul to rest. The swiss couple I met yesterday (Luc and Valéryne, www.avelo.info) is there for lunch. We eat together. They expect to leave after eating. A military vehicle arrives with most cyclists I met yesterday. The officer explain that the border will be closed at midnight tonight and that we must leave the country before this time. There is a little more than 50 km, we should get there. We go together. A strong wind rises in the first pass, we must push bikes on the last 200 m. The descent is not better. All of a sudden, the road ends, a bridge was taken away by the torrent during snow melt… We must push the bike through. I was glad not to be alone… We can no longer cross the border today. We are looking for a place to camp where the military can not find us. We don’t believe that will not let us out tomorrow. We camp in what looks like a huge dry riverbed, lunar landscape. The next day it is not better. It is still windy and the road is bumpy to the border. Arrived at the border, no problem, they let us out without question. We will learn just that they leave nobody enter the country. We go over the last pass over 4000 m, which marks the border with Kyrgyzstan. On the other side, everything changes, everything is green. The border crossing on kyrgyz side is also very easy. An officer who should control our stuffs chats with us, sings Joe Dassin, asks us if we have drugs. No. Welcome to Kyrgyzstan. From the border to Sary Tash, the road descends all the time. The wind gives us a different impression. We arrive at Sary Tash completely tired.

29-30.07.2012 – Murghab – Karakul

Entre Murghab et Karakul se trouve le plus haut col de mon voyage. Nous quittons Murghab le 29 vers 11:00. Après environ 40 km, je me sens vide, je n’avance plus… Je dis aux autres de continuer sans moi. Je mange, beaucoup, mais j’ai toujours faim. Je me sens faible. Je ne ferai pas ce col aujourd’hui comme les autres mais demain. Je continue doucement et je vois une yourte entre les montagnes. J’y vais et fais signe que je ne vais pas bien. On me fait rentrer, on me prépare un lit, je reçois thé, yaourt, fromage. Il y a beaucoup d’enfants. Contrairement aux enfants des villages, ils ne touchent pas à mon vélo (en particulier la sonnette). Le lendemain, je reprends la route, je me sens mieux. Je rencontre un couple de suisse avant d’attaquer le col. Les derniers kilomètres sont durs. Une fois arrivé en haut, je rencontre 2 voitures polonaises, 3 cyclistes belges. On discute un moment, on fait des photos. Dans la descente, je rencontre une allemande et un écossais. 20 km avant Karakul, je rencontre un cycliste colombien. Les 10 derniers km sont de nouveau difficiles. En arrivant à Karakul, je rencontre un autre couple de cyclistes suisses. Je n’ai jamais rencontre autant de cycliste en une seule journee. Je retrouve mon groupe d’hier.

Between Murghab and Karakul is the highest pass of my trip. We leave  Murghab on 29th at 11:00. After about 40 km, I feel empty, I am very slow… I tell the others to go on without me. I eat a lot, but I’m still hungry. I feel weak. I will not go over the pass today as others but tomorrow. I continue slowly and I see a yurt among the mountains. I go and make a sign that I’m not well. They makes me enter, prepare me a bed, I get tea, yogurt, cheese. There are a lot of children. Unlike children in the villages, they do not touch my bike (especially the bell). The next day, I take the road, I feel better. I meet a couple of Swiss before beginning the pass. The last few kilometers are tough. Once upstairs, I met two Polish cars, 3 belgian cyclists. We talk a while, we take pictures. On the descent, I meet a german girl and scottish guy. 20 km before Karakul, I meet a colombian cyclist. The last 10 km are again difficult. Arriving in Karakul, I meet another couple of cyclists from Switzerland. I have never met so many cyclists in one day. I found my group of yesterday.

25-28.08.2012 – Korogh – Murghab

Dans la matinée, il y a encore des tirs sporadiques. Vers 10:30 des cyclistes d’un hôtel juste a cote viennent nous voir pour savoir comment nous allons et nous dire comment ils vont. Ils n’en savent pas plus que nous. Ils reviennent 30 min plus tard en courant : un combattant pamiri est venu à leur hôtel pour dire qu’il y a un cessez-le-feu pour négociations jusqu’à 14:00. Les routes sont ouvertes, nous pouvons quitter la ville. Nous avons la chance de pouvoir nous déplacer relativement vite et par nos propre moyen. Nous décidons de quitter la ville tous ensemble, en tout 10 cyclistes en direction de Murghab. En quittant la ville, nous voyons des traces des combats. Nous n’avons pas à traverser le centre ville. Nous voyons une partie de la population faire des réserves d’eau. L’autre partie tente de fuir la ville, le plus souvent à pied et avec un simple sac. Les gens en dehors de la ville n’ont aucune idée de ce qu’il se passe, ils savent juste qu’il se passe quelque chose, les routes et autres moyens de communication étant bloques. Nous pouvons nous éloigner d’environ 65 km de la ville. Nous trouvons un emplacement pour mettre 5 tentes. Des habitants nous apportent du pain et du lait. Nous sommes déjà montes à environ 2800 m. Le lendemain, nous passons rapidement les 3000 m. Les gens sur la route nous demandent ce qu’il se passe à Khorog. L’après midi est dur. Nous ressentons les effets de l’altitude. Nous nous arrêtons pour camper a environ 3700 m. En repartant, nous nous sentons déjà un plus a l’aise. Nous passons un col à 4200 m. Les distances entre les villages se sont considérablement (60 à 100 km). En fin de journée, nous quittons le groupe avec Victor. Nous nous rendons à Alichur où nous rencontrons 2 allemands déjà rencontres brièvement en Ouzbékistan. Les 8 autres feront un détour par un lac. A partir d’Alichur, les habitants sont majoritairement kirghiz et étrangers aux événements en cours à Khorog. Nous ferons la route d’Alichur à Murghab à 4. Nous mangeons dans une maison kirghiz. Nous arrivons en fin d’après midi à Murghab. Nous retrouvons les amis qui étaient dans un hôtel près du bazar a Khorog. Ils vont bien.

In the morning, there are still sporadic gunfire. At 10:30 cyclists from a hotel right next come to see us. They do not know more than us about the situation. They come again 30 minutes later by running: a fighter Pamiri came to their hotel to say that there is a cease-fire and negotiations until 14:00. The roads are open, we can leave the city. We are lucky to be able to move relatively quickly and by our own. We decide to leave the city together, a total of 10 cyclists towards Murghab. Leaving the city, we see traces of the fighting. We do not have to cross the city center. We see a part of the population carrying water reserves. The other part is trying to flee the city, mostly on foot and with a simple bag. People outside of the city have no idea what’s going on, they just know that something is happening, as roads and other means of communication are blocks. We can move about 65 km from the city. We find a place to put 5 tents. Residents bring us bread and milk. We already came at about 2800 m altitude. The next day, we move quickly to 3000 m. People on the road ask us what is happening to Khorog. The afternoon is hard. We feel the effects of altitude. We stop to camp at about 3700 m. Starting again, we already feel more comfortable. We go over a pass at 4200 m. Distances between villages are increasing considerably (60 to 100 km). By late afternoon, we leave the group with Victor. We go to Alichur where we meet two German I already briefly met in Uzbekistan. The other 8 will make a detour by a lake. From Alichur, people are mostly Kyrgyz and foreign to events of Khorog. The next day we go from Alichur to Murghab all together, 4 people. We eat in a kyrgyz house. We arrive in the late afternoon in Murghab. We find the friends who were in a hotel close to the bazaar in Khorog, they are fine.

24.08.2012 – Khorogh

Vers 3:30 du matin nous sommes réveillés par des tirs d’armes automatiques. Ça vient du centre ville. Nous avons de la chance, nous sommes à l’extérieur de la ville… Des amis sont dans un hôtel prés du bazar… Pour l’instant il fait nuit, nous ne pouvons rien faire. Les réseaux de téléphone portable sont coupés. Vers 7:30, les pensionnaires de notre logement chez l’habitant (en tout 8, la plupart cyclistes) se retrouvent dans la salle principale. Nous sommes inquiets. La propriétaire essaye de nous rassurer en nous disant que ça sera terminé dans la matinée. On a du mal à y croire. Le téléphone étant coupe, la radio ne donnant que de fausses informations, nous ne savons pas si la situation n’est que locale ou plus étendue… Les combats continueront toutes la journée avec une accalmie pendant la nuit. Plus d’information sur les liens suivant (en anglais).

http://online.wsj.com/article/SB10000872396390443437504577546921376996882.html

http://articles.cnn.com/2012-07-26/asia/world_asia_tajikistan-violence_1_tolib-ayombekov-tajikistan-khorog

Around 3:30 in the morning we were awakened by gunfire from automatic weapons. It comes from the city center. We’re lucky we are outside the city… Friends are in a hotel near the bazaar… For now it is night, there is nothing we can do. The mobile phone networks are cut. Around 7:30, residents of our homestay (8, most cyclists) are found in the main room. We are worried. The owner tells us that it will be ended in the morning. It’s hard to believe. The phone is cut, the radio only giving false information, we do not know if this situation is only local or on wider area… The fighting will continue all day with a lull during the night. More information on the following links.

21-23.07.2012 – Kalaikhum – Khorogh

Nous quittons Kalaikhum de bonne heure. Nous sommes déjà a 2000 m d’altitude, il fait moins chaud. Ça faisait un moment que j’attendais ça. La route est encore plus étroite qu’avant. Par endroit un camion et une voiture ne peuvent pas se croiser. La route est meilleure qu’avant Kalaikhum. Nous suivons toujours la frontière afghane. Nous voyons une carcasse de blindé, témoin de la guerre civile de 92-97. Nous campons dans un verger. Les propriétaires nous offrent à manger. Le lendemain matin nous arrivons à un poste de contrôle de bonne heure. L’officier est plus occupe a faire sa toilette et prendre son petit déjeuner plutôt qu’à nous inscrire dans son registre. Il enregistre Victor et me dit que je peux continuer mon chemin lorsque je rentre dans le bureau. En fin de journée, la rivière s’élargie et se calme. On rencontre des villageois qui parlent anglais. Ce sera la région d’Asie centrale où j’aurai vu le plus de personne parlant anglais. On dort dans les champs derrière un village. On nos amène du pain et des légumes. Le lendemain, nous allons dans un restaurant pour le petit déjeuner. Une fille qui parle anglais avec nous nous demande où nous allons. Nous répondons Khorogh (capitale du GBAO). Elle nous explique que le général chef régional du FSB (anciennement KGB) a été tue hier. Mais que la situation est calme, nous pouvons y aller. Ok, allons y. Nous arriverons en ville en milieu d’après midi. L’atmosphère est étrange. Les étagères des magasins sont étrangement a moitie vides, les magasins doivent fermes a 17:00. Il y a une forte présence militaire dans le centre et à l’aéroport. Bizarre…

We leave Kalaikhum early. We are already at 2000 m above sea level, it is cooler. I was waiting for that. The road is even narrower than before. There are some places where a truck and a car can not cross. The road is better than before Kalaikhum. We still follow the Afghan border. We see a carcass of an armored vehicle, reminder the civil war 92-97. We camp in an orchard. The owners offer us food. The next morning we arriv at a checkpoint quite early. The responsible officer is busy making is toilet and having breakfast we are not really welcome to register. He register Victor and tell me that I can continue my way when I get into the office. By late afternoon, the river widens and becomes quiet. We meet villagers who speak English. This will be the Central Asian region where I see the more people speaking English. We sleep in the fields behind the village. Someone offers us bread and vegetables. The next day, we go to a restaurant for breakfast. A girl who speaks English with us asks where we’re going. We answer Khorogh (capital of GBAO). She explains that the general regional chief of the FSB (formerly KGB) was killed yesterday. But the situation is calm, we can go. Ok, let’s go. We arrive in town in mid-afternoon. The atmosphere is strange. Store shelves are a strangely half empty stores are farms 17:00. There is a strong military presence in the center and at the airport. Weird…

16-20.08.2012 – Dushanbe – Kalaikhum

Victor va chercher son permis GBAO dans la matinée. On retourne ensuite au marche pour prendre des provisions. Nous ne partirons qu’en fin d’après midi. Nous camperons dans une montée de col. C’est bon de revoir des montagnes. Le lendemain nous finissons le col et descendons sur une route défoncée. Dans la montée du col suivant il fait tellement chaud que je dois ralentir. Même dans le désert je n’ai pas eu cette sensation. Avant d’arriver en haut, un motard tchèque s’arrête pour discuter. Dans la descente la route est neuve cette fois. Nous arrivons dans une vallée. Les champs de blé ont été fauché depuis longtemps. Nous campons prés d’une ferme, non loin de l’enclos pour les moutons et les chèvres. Le lendemain dans l’après midi, les montagnes font leur retour. Encore une fois, le col est trop long pour pouvoir le finir avant le coucher du soleil, bien que nous pouvons voir le col et son portique, nous nous arrêtons et campons derrière des rochers, à l’abri des regards. Nous finirons le col le lendemain. Il marque l’entrée du GBAO (Gorno-Badakhshan Autonomous Oblast) avec le premier poste de contrôle. Nous roulons quelques kilomètres sur un plateau avant de descendre vers la frontière afghane. La route est défoncée, et ce pour les prochains 100 km. Après la descente nous commençons à suivre la rivière Panj qui marque la frontière avec l’Afghanistan. Nous entrons dans les gorges les plus impressionnantes que je n’ai jamais vues… De l’autre cote de la rivière, ça semble être un autre monde. Les villages sont complètement différents, pas de lignes électriques, un chemin bordant les montagnes où seuls des personnes avec des ânes peuvent passer. Nous arrivons finalement le 20 à Kalaikhum.

Victor goes to get his GBAO permit in the morning.We go to the bazar to make provisions. We will not leave until late afternoon. We camp in the middle of a path. It is good to see the mountains again. The next day we finish the pass and go down on a rutted road. In the next pass it’s so hot that I have to slow down. Even in the desert I have not had this feeling. Before reaching the top, a Czech motorbiker stops to chat. In the descent route is new this time. We arrive in a valley. Wheat fields were mowed long time ago. We camp near a farm, not far from the enclosure for sheep and goats. The next day in the afternoon, the mountains are back. Again, the road to the pass is too long to finish before sunset, although we can see the end and its portico, we stop and camp behind rocks, out of sight. We will finish the pass the next day. It marks the entrance of GBAO (Gorno-Badakhshan Autonomous Oblast) with the first checkpoint. We drive a few kilometers on a plateau before descending to the Afghan border. The road is really bumpy, no asphalt, and that for the next 100 km. After the descent we begin to follow the Panj river which marks the border with Afghanistan. We are entering the most impressive gorges I have ever seen… On the other side of the river, it seems to be another world. The villages are completely different, no power lines, a path along the mountains where only people with donkeys can pass. We finally arrive at the 20th Kalaikhum.

13-15.07.2012 – Denau – Dushanbe

Chris arrive a Denau vers 12:00. Nous allons manger tous ensemble et allons ensuite faire une sieste au parc en attendant que les heures chaudes soient passées. Nous n’avons que 100 km a faire jusqu’à Dushanbe. Nous voulons y être dans 3 jours, nous avons le temps. Nous quittons Denau et roulons jusqu’à environ 15 km de la frontière. Nous campons dans un verger avec l’accord du propriétaire. Le lendemain, nous arrivons assez vite à la frontière. Il y a une file d’attente d’au moins 2 heures. Nous réussissons à passer devant. Nous devons montrer tous nos médicaments. Apparemment ils cherchent de la drogue… Du cote tadjik, tout va beaucoup plus vite, les douaniers sont plus détendus. Le chef fait même un tour sur mon vélo! Nous nous arrêterons à environ 20 km de Dushanbe où nous arriverons le 15 vers 12:00. Sur la route nous voyons des portions de routes en travaux, avec des ouvriers chinois. A Dushanbe je retrouve Victor. Nous partirons le lendemain pour la Pamir Highway! Il y a également de nombreux autres cyclistes, backpackers et motards.

Chris arrives in Denau at around 12:00. We eat all together and then go take a nap in the park waiting for the hot hours have passed. We have only 100 km up to Dushanbe. We want to be there in three days, we have time. We leave Denau and go until about 15 km from the border. We camped in an orchard with the consent of the owner. The next day we arrive at the border quickly. There is a queue of at least 2 hours. We are able to pass through. We must show our medicines. Apparently they are looking for drugs… On the Tajik side, everything is much faster, customs are more relaxed. The chef take even a ride on my bike! We will stop at about 20 km from Dushanbe where we arrive around 12:00 on the 15th. On the road we see portions of road being constructed by Chinese workers. In Dushanbe I find Victor. We leave the next day for the Pamir Highway! There are other cyclist, backpcakers and motorcyclists.