06.08.2012 – Nura – Wuqia

Nous partons de bonne heure. Nous remontons une file de camion sur 3 à 4 kilomètres. Je dépense mes derniers soums dans un magasin. En sortant, 2 cyclistes français se sont arrêtés. Nous passerons la frontière ensemble. Les douaniers parlent tous anglais. Tout se passe bien. Nous montons vers la frontière chinoise. En arrivant au poste, nous apprenons que le poste frontière a été déplacé de 144 km dans les terres. Cyclistes et piétons doivent faire le trajet en camion. Les douaniers scannent nos sacs. Pendant ce temps d’autres douaniers parlent avec les camionneurs pour nous. Arrives à Wuqia, nous passons les contrôles d’immigration dans un bâtiment neuf. Il nous reste quelques kilomètres à faire avant d’arriver en ville. Nous trouvons un hôtel et une banque pour retirer mes premiers RMB.

We leave early. We go along a line of trucks on 3-4 kilometers. I spend my last soums in a store. Leaving, two French cyclists stopped. We pass the border together. Customs all speak English. Everything is going well. We climb to the Chinese border. Upon arriving at the station, we learn that the border was moved 144 kilometers inland. Cyclists and pedestrians must go by truck. Customs scan our bags. Meanwhile other custom officer talk with truck drivers for us. Arriving in Wuqia we pass immigration controls in a new building. We have a few miles to go before reaching the city. We find a hotel and a bank to withdraw my first RMB.

05.08.2012 – Nura

Il ne se passe pas grand chose. Nous faisons un tour du village. Nous voyons beaucoup de camion aller vers la frontière. Je me demande quelle longueur fera la file d’attente demain. L’après midi nous faisons une séance photo avec les enfants.

It doesn’t happen much. We go around the village. We see a lot of trucks going to the border. I wonder how long the queue will be tomorrow. In the afternoon we do a photo session with the kids.

04.08.2012 – Sary Tash – Nura

La matinée est fraîche, les paysages magnifiques. Nous longeons de hautes montagnes enneigées. Il y a très peu de trafic. Des enfants et adolescent qui gardent les moutons viennent nous voir sur leurs ânes et chevaux. Ça monte une bonne partie de la journée puis descend. Nous passons un poste de contrôle militaire frontalier. Après 2 dernières montées, nous arrivons à Nura. La première impression est étrange. Toutes les maisons sont les mêmes. Nous couchons chez l’habitant. On nous explique que le village a été détruit par un tremblement de terre il y a 4 ans. Nous apprenons également que la frontière chinoise sera fermée demain dimanche. Je l’avais oublie… Nous passerons donc notre dimanche à Nura.

The morning is fresh, the scenery is great. We go along high snowy mountains. There is very little traffic. Children and adolescents who keep the sheep come tosee us on their donkeys and horses.The roadgoes up a good part of the day then down. We pass a military border checkpoint. After 2 last climbs, we arrive in Nura. The first impression is strange. All the houses are the same. We stay in a home in the village. We are told that the village was destroyed by an earthquake 4 years ago. We also learn that the Chinese border will be closed tomorrow, Sunday. I had forgotten… We will stay on Sunday in Nura.

02-03.08.2012 – Sary Tash

Je reste à Sary Tash pour la journée. Tous les autres cyclistes présent partent pour Osh. Ewa, une amie cycliste, doit me rejoindre demain. Nous allons faire un bout de route ensemble. Je profite de la journée pour faire ma lessive et essaye de réparer mon réchaud qui fait des siennes. Max, un archéologue russe arrive dans l’après midi. Nous discutons longuement de ses recherches et des anciennes républiques. Le soir, un couple de cycliste suisse avec lesquels nous avions quitter Khorog arrive. Nous passons une bonne soirée. Le lendemain 2 randonneurs japonais arrivent ils ont 70 et 78 ans. Ewa arrive dans l’après midi. Les japonais nous invitent à boire de la vodka.

I stay in Sary Tash for the day. All other cyclists are leaving this to Osh. Ewa, a friend cyclist should join me tomorrow. We’ll do a bit of road together. I take the day to do my laundry and try to repair my stove that is not working very well at the moment. Max, a Russian archaeologist arrives in the afternoon. We talk for a long time about his research and the former Soviet republics. In the evening, a couple of Swiss cyclists, with whom we left Khorog, arrives. We spend a good evening. On the next day, two Japanese hikers arrive. They are 70 and 78 years old. Ewa arrives in the afternoon. The japanese invite us to drink vodka.

31.07-01.08.2012 – Karakul – Sary Tash

Ne me sentant toujours pas en grande forme, j’ai décidé après le petit déjeuné de rester un jour de plus à Karakul pour me reposer. Le couple suisse rencontré hier (Luc et Valéryne, www.avelo.info) est là pour le repas de midi. Nous mangeons ensemble. Ils comptent partir après manger. Une voiture militaire arrive avec la plupart des cyclistes rencontrés hier. L’officier nous explique que la frontière sera fermée ce soir à minuit et que nous devons avoir quitter le pays avant cette heure. Il y a un peu plus de 50 km, nous devrions y arriver. Nous partons ensemble. Un vent fort se lève dans le premier col, nous devons pousser les vélos sur les derniers 200 m. La descente n’est pas mieux. D’un seul coup, la route s’arrête, un pont a été emmené par le torrent lors de la fonte des neiges… Nous devons traverse à pied. Autant dire que j’étais content de ne pas être seul… Nous ne pourrons plus passer la frontière aujourd’hui. Nous cherchons un endroit pour camper où les militaires ne pourront pas nous trouver. Nous ne croyons pas qu’il ne nous laissent pas sortir demain. Nous campons dans ce qui ressemble à un immense lit de rivière asséché, paysage lunaire. Le lendemain ce n’est pas mieux. Il y a toujours du vent et la route est défoncée jusqu’à la frontière. Arrivés à la frontière, pas de problème, on nous laisse sortir sans poser de question. Nous apprendrons juste qu’ils ne laissent plus rentrer personne. Nous passons le dernier col à plus de 4000 m qui marque la frontière avec le Kyrgystan. De l’autre cote, tout change, tout est plus vert. Le passage de la frontière se passera aussi sans problème. Un officier sensé contrôler nos affaires discute avec nous, nous chante du Joe Dassin, nous demande si on a de la drogue. Non. Bienvenue au Kyrgystan. De la frontière jusqu’à Sary Tash, la route descend tout le temps. Le vent nous donne une autre impression. On arrivera à Sary Tash complètement crevé.

Still not feeling in great form, I decided after breakfast to stay one more day in Karakul to rest. The swiss couple I met yesterday (Luc and Valéryne, www.avelo.info) is there for lunch. We eat together. They expect to leave after eating. A military vehicle arrives with most cyclists I met yesterday. The officer explain that the border will be closed at midnight tonight and that we must leave the country before this time. There is a little more than 50 km, we should get there. We go together. A strong wind rises in the first pass, we must push bikes on the last 200 m. The descent is not better. All of a sudden, the road ends, a bridge was taken away by the torrent during snow melt… We must push the bike through. I was glad not to be alone… We can no longer cross the border today. We are looking for a place to camp where the military can not find us. We don’t believe that will not let us out tomorrow. We camp in what looks like a huge dry riverbed, lunar landscape. The next day it is not better. It is still windy and the road is bumpy to the border. Arrived at the border, no problem, they let us out without question. We will learn just that they leave nobody enter the country. We go over the last pass over 4000 m, which marks the border with Kyrgyzstan. On the other side, everything changes, everything is green. The border crossing on kyrgyz side is also very easy. An officer who should control our stuffs chats with us, sings Joe Dassin, asks us if we have drugs. No. Welcome to Kyrgyzstan. From the border to Sary Tash, the road descends all the time. The wind gives us a different impression. We arrive at Sary Tash completely tired.